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Moments forts de la 9ème édition du Forum urbain mondial

Valeria Drigo, coordinatrice du plaidoyer et de l'apprentissage chez GNDR, partage les points forts du 9ème Forum urbain mondial qui s'est tenu à Kuala Lumpur, en Malaisie.

Plus de 20.000 personnes de 165 pays se sont réunis à Kuala Lumpur la semaine dernière pour la neuvième édition du Forum urbain mondial, un des plus grand forum non législatif et technique d'experts, décideurs et dirigeants des gouvernements locaux, les ONG et les praticiens sur le domaine du développement urbain durable. Le thème de cette année était centré autour de la mise en œuvre du nouveau programme urbain, qui a été adopté à Quito, en Équateur, en 2016. « Villes 2030 villes pour tous » : dans un monde où plus de la moitié de la population vit en milieu urbain, l’aménagement urbain durable est essentiel. L’urbanisation est souvent perçue comme un défi, qui doit être abordé et résolu. Le nouvel Agenda urbain marque toutefois un changement de paradigme considérable : l’urbanisation peut être un outil puissant pour le développement durable, si elle est bien gérée. Lors du Forum, les administrations locales et les divers intervenants se sont réunis pour partager d’importants succès, les leçons apprises et les défis quant à  la mise en œuvre du nouveau programme urbain.

Ce fut une semaine de discussions intéressantes et d'exemples concrets de réussite. Pour une personne travaillant du point de vue de la réduction du risque local, il semblait évident que les liens entre la RRC et le développement durable urbain sont forts. Avec 6 personnes sur 10 vivant actuellement en milieu urbain et ce nombre qui s’accroît rapidement, les gouvernements sont de plus en plus tenus de garantir le bien-être des populations. Si on considère que 80 % des plus grandes villes du monde sont vulnérables aux catastrophes naturelles, il n’est pas surprenant que la réduction de risques et la résilience aient été choisies comme principales thèmatiques du Forum. Le développement urbain ne peut être durable que si il comporte  une approche de résilience qui vise à réduire les menaces auxquels font face les communautés.

Les exemples de villes et d'entités sous-nationales où le développement a été associé à la résilience montrent que cette combinaison est gagnante, une pratique qui devrait être donc largement adoptée.

Un de ces exemple est l’État de Selangor en Malaisie, où la technologie est utilisée pour favoriser le développement durable, s’appuyant sur des solutions internet innovantes et les opportunités à l’État par la vague d’urbanisation continue. Selangor est une initiative qui touche sur 12 domaines différents, de l’infrastructure, de gestion des déchets, la gestion des catastrophes, à l’éducation, basé sur les priorités identifiées par les citoyens eux-mêmes.

Un autre exemple est la ville de Santa Fe, en Argentine, où les 80 hectares de terres inhabitées ont été revitalisées pour une meilleure gestion de la croissance urbaine. Le projet du  Parc du Nord  vise à améliorer les conditions de logement, les opportunites d’emplois et de l’environnement et la gestion des risques dans son ensemble.

Localisation, inclusion et intégration.

Ce sont pour moi les trois principales conclusions des discussions du Forum. Le nouvel agenda urbain en priorité, mais aussi tous les principaux cadres internationaux doivent être traduits au niveau local, et les acteurs locaux doivent avoir les moyens d'assurer une mise en œuvre efficace. Une approche inclusive est nécessaire, une approche qui rassemblera tous les acteurs concernés et qui adoptera une approche holistique du développement local, étant donné que les priorités locales souvent rejoingnent les objectifs internationaux fixés dans les  différents cadres internationaux.

Alors que les gouvernements locaux ont la responsabilité principale de garantir un développement durable des villes et des installations, le Forum a également souligné la nécessité d'inclure la société civile dans la création des stratégies et des politiques urbaines. La société civile a été reconnue comme un acteur important, qui apporte des perspectives des communautés qui sont souvent savent le plus à quels risques et menaces ils sont confrontés.

Le programme Frontline de GNDR, présenté lors de certains événements parallèles du Forum, a été utilisé pour présenter des exemples où des informations locales sur les risques ont été utilisées pour alimenter le développement de politiques et de pratiques au niveau local et national. Nous avons réunis  des expériences du Cameroun, de l'Indonésie, de l'Inde et du Honduras, afin de démontrer le rôle des organisations de la société civile dans l'expression des priorités des communautés locales. Nous avons également souligné comment les communautés ne différencient pas les impacts des catastrophes, des changements climatiques ou du développement non durable, mais considèrent toutes les menaces dans une approche holistique: les solutions locales sont souvent non seulement les plus efficaces, mais aussi la meilleure façon d'atteindre l'intégration dans la mise en œuvre de tous les cadres internationaux.

Le Forum a montré qu'il est clairement nécessaire d'intégrer tous les cadres et agendas internationaux pour le développement, car les villes et les communautés locales gèrent leurs efforts et leurs priorités de développement de manière "naturellement" compréhensive et globale.

Valeria Drigo

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